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Le HCP propose un changement de stratégie pour optimiser la croissance économique du Maroc

Changement de stratégie pour HCP

Pour le Maroc, la croissance économique était certes au rendez-vous en 2018, mais largement insuffisant si l’on croit le président du Haut-commissariat au plan (HCP). Une situation qui incite ce dernier à proposer une nouvelle stratégie allant à l’encontre de la politique budgétaire et monétaire entretenue par le Royaume depuis plusieurs années.

Profitant de la présentation du bilan économique du Maroc de l’année dernière, Ahmed Lahlimi, la personnalité à la tête du HCP a plaidé pour un changement drastique de la politique budgétaire du pays. Il aspire, en effet, à ce que le taux d’inflation ainsi que le déficit budgétaire soient relâchés afin d’optimiser encore plus la croissance de l’économie.

Une méthode que Saïd Saadi, économiste et ancien ministre, voit d’un bon œil en soutenant que la tactique gouvernementale actuelle profite essentiellement aux organismes financiers plutôt qu’à l’économie. Ce dernier estime d’ailleurs que cette disposition pourrait être bénéfique à condition que certaines mesures de soutien l’accompagnent.

L’inflation et le déficit budgétaire comme arme

En 2018 la croissance économique du Maroc était au ralenti pour se retrouver à 3% au troisième trimestre contre 3,9% sur la même période de l’année précédente. Une situation qui ne laisse pas de marbre le président du HCP qui a profité de la publication de ce bilan pour avancer une nouvelle stratégie.

Ainsi, Ahmed Lahlimi a choisi l’inflation et le déficit budgétaire comme arme en soutenant que :

« Presque aucun pays en voie de développement n’a une inflation inférieure à 2% ni un déficit budgétaire inférieur à 4% ».

Ahmed Lahlimi

D’après ce haut-commissaire au plan, cette solution aura pour objectif de :

  • Relancer la machine économique ;
  • Permettre à l’État de rembourser plus rapidement sa dette intérieure qui représente l’essentiel de l’endettement global ;
  • Relever le niveau de création monétaire, qui sera adressée aux secteurs productifs pour créer plus de richesses et davantage d’emplois ;
  • Contribuer au développement des secteurs sociaux (éducation et santé).

Aussi, il faut préciser que cette nouvelle démarche va à l’encontre de la politique de développement que le Royaume a entretenu depuis des lustres. En effet, la nation s’est toujours engagée à respecter les normes exigées par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale en conservant son déficit budgétaire à un niveau moyen de 3,5%. Et en ce qui concerne la hausse des prix, elle était maintenue en dessous de 2% en respectant la politique monétaire de la Banque centrale.

Une résolution vue d’un bon œil

La résolution proposée par Ahmed Lahlimi se présente certainement comme une pratique keynésienne, mais elle est quand même perçue d’un bon œil par certaines personnalités comme l’économiste Saïd Saadi qui a partagé son point de vue en ces termes :

« Nous affichons une inflation faible depuis au moins une dizaine d’années, sans que cela ne se traduise concrètement par de la croissance ».

Ahmed Lahlimi

Cet ancien ministre sous El Youssoufi estime, en effet, que ce système ne profite qu’aux établissements bancaires en précisant que :

« Une inflation modérée sert les banquiers qui en profitent pour proposer des taux d’intérêt consistants ».

El Youssoufi

En effet, cette personnalité a été bien placée pour savoir que :

« L’hypothèse avancée depuis plusieurs années est de baisser l’inflation pour donner de la confiance aux investisseurs et leur aménager un bon climat des affaires qui pourrait améliorer leurs profits ».

El Youssoufi

En ce qui concerne la hausse du déficit budgétaire qui est considéré comme le facteur majeur de la progression du niveau de surendettement, Saïd Saadi préconise qu’elle doive être effectuée modérément. D’après lui :

« Le déficit n’est pas mauvais dans des conditions de manque de dynamisme des investissements privés ».

El Youssoufi

Toutefois, ce dernier tenait quand même à préciser que le gouvernement devrait :

  • Mettre un terme à sa politique d’austérité au niveau de la demande
  • Utiliser les dettes à bon escient pour financer les investissements publics rentables pour permettre à la rentabilité de prendre le dessus sur le surendettement ;
  • S’impliquer un peu plus dans la relance économique.

Pour ce dernier point, le ministre tenait à préciser que :

« Les pays qui s’en sont sortis sont des pays qui ont appliqué des politiques hétérodoxes, avec une forte intervention de l’État en tant que principal investisseur ».

El Youssoufi

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