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La croissance du marché du crédit au Maroc continue de fausser les prévisions

Bank Al-Maghrib à Rabat

Voilà quelque temps déjà que Bank-Al-Maghrib, la Banque centrale du Maroc ainsi que d’autres institutions financières ou non tablent sur le fait que le marché du crédit du Royaume reprendrait enfin son envol après une période d’hibernation. Mais il semblerait que le système prend un malin plaisir à fausser les prévisions.

Bank-Al-Maghrib tout comme le Haut-commissariat au plan (HCP) a prévu que l’activité crédit au Maroc réussirait à redécoller en 2018 pour afficher une croissance significative. Mais rien n’y fait, ces entités ont été contraintes de revoir à la baisse leur objectif.

D’ailleurs, ces institutions étaient aussi confiantes en ce qui concerne la saison 2019, mais une fois de plus, elles vont devoir faire machine arrière.

Le pire est même à craindre que la Banque centrale ainsi que le CGMB et le CGEM aient décidé de se réunir à la fin du premier trimestre de cette année pour trouver une solution qui permettrait de relancer la machine d’une façon pérenne.

En attendant, la relance du marché est encore bloquée par différents facteurs non négligeables et la frilosité des établissements bancaires y est pour beaucoup.

Un secteur lesté par différents facteurs

D’après les notations du fonds monétaire international (FMI) et de l’agence américaine Standard & Poor’S, les banques marocaines assez solides et stables pour relancer l’activité crédit. D’après ces organismes internationaux, ces dernières disposent des atouts nécessaires pour s’y lancer. Entre autres :

  • Les dépôts de la clientèle, en particulier des expatriés marocains, pour continuer à financer intégralement la croissance du crédit aux particuliers et aux entreprises ;
  • La contribution positive des filiales africaines qui compensent la baisse des marges sur le marché local due aux taux d’intérêt bas et à une forte concurrence ;
  • Les marchés des capitaux nationaux pour répondre aux besoins croissants en financement et pour renforcer leurs fonds propres.

Mais il faut croire que ces moyens ne sont pas suffisants pour encourager les établissements financiers à franchir le pas. Selon Standard & Poor’S, ce serait plutôt lié à leur aversion au risque face à l’atonie des principaux leviers économiques du Maroc que sont l’acier, le tourisme, l’immobilier commercial et la construction. À Standard & Poor’S de préciser :

« Le secteur bancaire marocain reste confronté à une forte exposition aux risques du marché immobilier commercial ».

Et la situation n’est pas près de s’améliorer avec la qualité des actifs des établissements financiers qui ne cesse de se dégrader si l’on croit les analystes de cette agence :

« Le total des prêts improductifs restera élevé à environ 7% entre 2019 et 2020 ».

Une autre période d’hibernation en vue

Pour les banques marocaines, la relance du marché du crédit se repose essentiellement sur le taux d’intérêt. En effet, en le rabaissant continuellement, elles espèrent encourager leurs clients à emprunter. Mais malgré un niveau relativement bas, tout semble indiquer que la machine peine à redémarrer.

Si jusqu’ici, elle est parvenue à présenter quelques signes de croissance, c’est uniquement, grâce à la demande des ménages qui soutient, depuis deux ans, la tendance baissière enregistrée auprès des entreprises. Au directeur de Bank-Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri de préciser :

« Le crédit bancaire au secteur non financier a vu son rythme de progression ralentir à 2,2%, à fin octobre 2018, avec une nette décélération des prêts aux entreprises aussi bien privées que publiques ».

Abdellatif Jouahri.

Résultat, la Banque centrale a dû revoir à la baisse ses prévisions pour 2018 en matière de croissance du crédit qui s’est retrouvée à 3,5% contre les 4% prévus en septembre de cette année. Et puisque le ralentissement des prêts aux entreprises a continué ses escapades en 2019, les estimations pour cette période ont également été remodelées. Selon les experts de Bank-Al-Maghrib :

« Sa croissance a été revue à la baisse à 3,3% en 2019, au lieu de 4,5%, avant de s’accélérer à 4,3% en 2020 ».

Ainsi, une autre saison d’hibernation s’annonce à l’horizon. À moins que la Banque centrale ainsi que le CGMB et le CGEM y trouvent une solution lors de leur prochaine concertation qui devrait se tenir d’ici la fin du premier trimestre. À noter que leur sujet principal se tournera autour de la relance du financement bancaire des entreprises.

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