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La croissance du secteur immobilier marocain est encore lestée par différents problèmes

Croissance secteur immobilier marocain lestée

La crise qui empêche l’immobilier marocain de décoller ne date pas d’hier. Et il faut croire que jusqu’à maintenant, son emprise continue de lester le secteur. Cette difficulté, l’Observateur du Maroc et d’Afrique par le biais d’une enquête, l’attribue au pouvoir d’achat de la population qui est trop faible pour permettre à cette dernière d’investir dans la pierre. Mais une enquête plus récente affirme que de nombreux autres facteurs y jouent un rôle majeur.

« Le manque de moyen », d’après l’Observateur du Maroc et d’Afrique, ce serait la raison principale qui entrave la croissance du secteur immobilier. C’est du moins, ce qu’a affirmé ce baromètre lors du Salon de l’Immobilier et de l’Urbanisme de Marrakech qui s’est tenu entre le 24 et le 27 janvier dernier en précisant que le pouvoir d’achat des Marocains ne leur permet pas d’acheter un logement.

Mais tout semble indiquer que ce ne soit pas l’unique raison si l’on croit les différents intervenants dans ce domaine tel que les promoteurs, les banquiers, les notaires ainsi que les acquéreurs. Ces derniers ont effet pointé du doigt d’autres facteurs liés au prix, à la qualité ou à la législation.

Un rapport qualité-prix fortement déséquilibré

Au Maroc, différents acteurs s’accordent à dire que l’atonie du secteur immobilier est fortement liée à un rapport qualité-prix fortement déséquilibré. Ce serait bien le cas de Mohammed Moumah, le président du conseil des notaires de Marrakech qui s’est exprimé en ces termes :

« Le citoyen a envie d’acheter, sauf que les prix restent élevés et surtout, ils ne cadrent pas avec la qualité proposée ».

Mohammed Moumah

D’après une source de l’ordre des notaires, cette instabilité se fait notamment ressentir auprès des logements sociaux où les promoteurs immobiliers imposent leurs lois et se permettent de s’accorder une marge bénéficiaire de 300%. À cette origine d’information d’illustrer :

« Le coût de revient de la construction de certains types de logements sociaux ne dépassent pas les 70 000 dirhams et ils sont vendus à 250 000 dirhams ».

Pour en trouver une explication, il faut se référer au constat de Mohammed Moumah :

« Le marché n’est pas régulé. Il y a des lois et certains trouvent du plaisir à violer ces lois ».

Mohammed Moumah

Et la situation ne risque pas de s’arranger avec le comportement des acquéreurs qui sont devenus de plus en plus pointilleux. D’après un promoteur :

« Les clients sont très attentifs à la qualité. Et par qualité j’entends la qualité de la finition, les matériaux utilisés, l’emplacement. Les Marocains sont devenus beaucoup plus exigeants. Ils ne cherchent plus à se loger rien que pour se loger, ils sont désormais demandeurs d’un cadre de vie agréable ».

Un problème de budget

Dans son rapport, l’Observateur du Maroc et d’Afrique a affirmé que :

« Le pouvoir d’achat des Marocains ne leur permet pas d’acheter un logement ».

Un point de vue que le Haut-commissariat au plan (HCP) soutien en précisant que 40% des Marocains désireux d’investir dans la pierre perçoivent à peine 2000 à 4000 dirhams par mois. Ce qui implique que leur budget habitat est très limité.

Et il faut croire que les emprunts bancaires ne leur facilitent pas la tâche, malgré les taux bas des intérêts et les outils de simulation crédit immobilier permettant de trouver les meilleures offres. D’après une jeune mariée marocaine :

« Il y a des offres sympas niveau budget, mais les avances demandées sont monstrueuses. Pour devenir propriétaire, on se trouve obligé de contracter deux crédits, un à la consommation et un autre immobilier. Pour moi c’est intenable. C’est juste impossible ».

Pour ceux qui en ont le moyen avec un budget avoisinant les 250 000 à 300 000 dirhams, la qualité demeure l’entrave majeure. D’après un sondage effectué durant le Salon de l’Immobilier et de l’Urbanisme de Marrakech, cinq acquéreurs potentiels sur six ont en effet évoqué cette raison en précisant qu’elle ne cadre pas avec le prix.

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